L’armée française ayant eu à subir la première attaque par les gaz, à Ypres en Avril 1915 a rapidement réagit en dotant ses troupes, dès mai 1915 de tampons de gaze imprégnés d’hyposulfite de soude et maintenus sur le visage par des cordons
Puis apparurent les tampons T suivis des tampons TN complétés par des lunettes.séparées, suivis quelques mois après en 1916 par le premier masque complet reprenant les gazes imprégnées des tampons TN mais complétés par des lunettes intégrées.
Peu de temps après l’apparition du masque allemand Gummimaske les français mirent au point le masque ARS en 1917. Premier masque français moderne comportant une cartouche filtrante interchangeable, une soupape d’expiration et des viseurs intégrés.
Quelques fabricants de matériels de protection respiratoires ont repris la fabrication de masques après la 1e Guerre en proposant des matériels essentiellement destinés à l’industrie et aux pompiers.
Un certain nombre de prototypes ont été testés durant les années 1920 / 1930 sans donner satisfaction aux militaires, l’un d’eux est une évolution de l’ARS muni d’un tuyau, il donnera naissance à l’ANP T 31
En 1931 l’armée française adopte donc le masque type ANP T 31. Celui-ci sera en service dans certaines armes jusque dans les années 1960.
La montée en puissance du militarisme allemand à partir de 1933 et la crainte d’un conflit ou seraient utilisés les gaz contre les populations civiles provoqua la prolifération de fabricants de masques à gaz dont les productions étaient très diverses qualitativement, malgré l’agrément nécessaire par l’armée pour leur mise sur le marché.
Plusieurs essais de prototypes ont conduit à l’adoption en 1936 d’un masque
toujours de même facture générale que l’ARS ( tissus caoutchouté et tissus enduit d’huile, viseurs en celluloïd ) mais comportant un renfort interne en cuir rigidifiant l’ensemble, des tubes Tissot rigides, en remplacement du manchon en tissus caoutchouté de l’ARS et une embase métallique ovale.
La production tardive et insuffisante de ce masque n’a jamais permit de remplacer l’ANP T 31 dans les unités.
Un autre prototype de conception beaucoup plus moderne, le C35 en caoutchouc moulé, plus tard utilisé avec les appareils respiratoires FENZY, donnera naissance aux masques C 38. Ces derniers, mis en production, mais ne donnant pas entière
satisfaction aux militaires pour des raisons inconnues, seront reversés aux services de la Défense Passive civile en 1939 qui les distribuera à la population.
A la fin de la 2e Guerre, quelques firmes ont poursuivi la fabrication de L’ANP T 31 pour le compte de l’armée et ont développé une production de masques destinés à l’industrie en reprenant des modèles de qualité déjà présents avant guerre, tels FENEZ, MANDET, COMMEINHE et FENZY entre autre.
En 1951, l’armée française adopte le masque ANP M 51 en reprenant le dessin général du C 38 et du masque FERNEZ type 38. Ce masque produit par la MAS à St Etienne, l’améliore en 1953, et restera en usage jusqu’à l’adoption du masque actuel, l’ARFA produit par le GIAT.
Parallèlement aux masques militaires, de nombreux fabricants mirent sur le marché des masques destinés, d’une part pour l’industrie et, puis après l’arrivée des Nazis au pouvoir en Allemagne, des masque à usage de défense passive pour les particuliers civils.
Si certains d’entre eux sont des masques de conception moderne et très bien conçus et fabriqués, d’autres présentent des signes évidents d’un manque de sérieux dans leur conception, toutefois ils satisfirent aux examens d’agrément des services Z de l’armée qui octroyaient les autorisations de mise sur le marché.
Parmi les nombreux fabricants, nous pouvons citer
Ets. CHAMPION
Ets. CAUVIN - YVOSEul
Ets. DEZARNAUD
Ets. GOUET
Ets. GRAVEREAUX
Ets. LE GALLUS
Ets. LETRANGE
Ets. MALF
Ets. SICANA
Ets. PERRON
Ets. VIGUIER S.E.D.P.A
Ste. COMMEIHNES
Ste. D’ ETUDE ET DE CONSTRUCTION DE MATERIEL DE PROTECTION ( S.E.C.M.P.)