FRANCE

France




Masques Militaires




    Tampon TN ancienne fixation par rubans lacés fin 1915.

    C’est le premier masque français dessiné par Tambuté et Lebeau il fait suite aux divers baillons et tampons P et T ( Tambuté ) et présente un progrès sur ces derniers par son mode de fixation et son dessin anatomique.
    Il est constitué de trois couches de gaze imprégnées de ricin-ricinate de soude et de néociane permettant une protection contre le phosgène et la palite. Un tissus huilé le recouvre sue le dessus le protégeant de la pluie.
    Une lame en fer blanc cousue entre les épaisseurs de gaze permet de modeler le masque autour du nez ( Lebeau ).
    Trois cordons élastiques permettent de fixer le masque.
    Le tampon T est complété de lunettes à montures en caoutchouc ( lunettes Meyrowitz ) protégeant les yeux des gaz lacrymogènes.





    Tampon TN nouvelle fixation par rubans élastiques 1915

    La fixation compliquée du masque sur le visage impliquant de nouer les lacets derrière la fête conduisit à modifier la fixation du masque par des sangles élastiques.
    Ces masques étaient transportés tout d’abord dans un sachet triangulaire en tissu puis plus tard, dans une boite métallique.




    Masque M 2 1916

    C’est le premier masque complet français. Il reprend les mêmes éléments constitutifs que les tampons TN mais inclus en plus les lunettes. Les viseurs, en celluloïd sont enchâssés et maintenus par des bagues à griffes dans un loup en caoutchouc moulé et cousu sur le masque Le sanglage à sept points est réalisé au moyen de cordons élastiques







    L’ARS, l’ANP T 31, le RSC, l’ANP T 36



    Ce n’est que près de deux ans après l’apparition des masques filtrants allemand, au début de 1918 qu’apparut le véritable masque à gaz moderne français, l’ARS 1917

    Après de nombreux essais menés en laboratoire et sur le front sous la direction du pharmacien Lebeau que l’appareil primitivement dénommé tout d’abord MGC ( Matériel Chimique de Guerre ) puis ARS ( Appareil Respiratoire Spécial ) apparu sur le front.

    Cet appareil est le premier d’une lignée de masques dont la fabrication ne cessa qu’après la Seconde Guerre Mondiale.

    C’est en octobre 1915 que les services compétents français reçurent par l’intermédiaire d’un agent en Suisse d’un exemplaire du nouveau masque allemand Gummischutzmaske. Celui-ci fut soumis à des essais d’évaluation par Lebeau et il s’avéra que celui-ci était parfaitement étanche et relativement confortable à porter, il était très efficace contre le chlore mais peu contre le phosgène.

    Après analyse des constituants du filtre, Lebeau constata qu’il s’agissait de charbon végétal et que le principe de filtration n’était plus chimique mais physique par adsorption des toxiques, ceux-ci venant se fixer sur la surface du charbon actif.
    Après de multiples essais de mise au point on adopta une formule de granulé de charbon actif permettant d’arrêter la majorité des gaz.

    Les services du Matériel Chimique de Guerre s’attaquèrent au problème du masque proprement dit. Reprenant le dessin général du masque allemand, Lebeau présenta à la Commission de Guerre un premier modèle en Avril 1916, lequel fut adopté.

    Mille exemplaires furent mis en expérimentation avant d’adopter le masque définitif

    Durant ces expérimentations Lebeau mis au point un système de pochette en tissus caoutchouté logé à l’intérieur du masque permettant une ventilation des viseurs du principe de celle inventée par le docteur Tissot. Il adopta une double couche de tissus pour sa fabrication, une extérieure en tissu caoutchouté, une intérieure en tissu imprégné d’huile de lin cuite. Les viseurs, du même modèle que ceux du masque M 2, sont collés et cousus sur le corps du masque.

    Comme sur le masque allemand l’embase est réalisée en tôle emboutie et soudée. Celle-ci présente un progrès par la présence d’une soupape d’expiration dont le masque allemand était dépourvu. Le filetage de montage de la cartouche filtrante est de 42 mm de diamètre.

    L’étanchéité autour du visage est assurée par un bourrelet du même tissus caoutchouté, cousu à l’intérieur du masque et faisant le tour du bord de celui-ci.
    Le harnais à sept points d’attaches est réalisé avec des rubans élastiques. Le ruban inférieur est muni d’une boucle se fixant à une agrafe située à droite du masque.

    L’ARS fut adopté dans cette forme au début de 1917 et distribué avec beaucoup de retard du à des raisons d’approvisionnement de matières premières et de mise en fabrication industrielle, aux combattants qu’à partir de Février 1918 et encore très progressivement.

    Des viseurs renforcés, similaires à ceux du masque allemand, furent fournis aux troupes d’artillerie afin de prévenir l’éclatement de ceux-ci par la déflagration du du départ du tir.

    La fabrication du masque ARS 17 se poursuivit jusqu’en 1931 avec des modifications mineures sur le masque proprement dit: le sanglage en rubans élastiques fut remplacé par des brides à ressorts recouverts de tissu.

    Parmi les fabricants de ces masques, certains d’entre eux, dont la SECMP ( Société d’Etude et de Construction de Matériel de Protection ) et les Etablissements LUCHAIRE développèrent des masques dérivés de LARS. L’armée française poursuivit des essais de différents modèles avant d’aboutir à l’adoption du masque standard définitif.

    Parmi les masques essayés par l’armée française, un modèle fabriqué par la SECMP, le RSC, fut adopté de façon transitoire. En effet, les recherches sur les filtres, afin d’en améliorer l’efficacité, amenèrent à en augmenter le volume et le poids, ce qui rendait nécessaire de séparer la cartouche filtrante du masque et de les relier entre eux par un tuyau.

    Ce masque se différentie uniquement de l’ARS par une nouvelle embase, renfermant une soupape d’expiration plus grande que celle de l’ARS le raccordement de la cartouche filtrante se situant à la partie inférieure de l’embase, l’ensemble est pourvu d’un raccord intermédiaire coudé permettant au tuyau d’avoir une orientation verticale vers le bas.

    Le tuyau de liaison en caoutchouc annelé a une longueur d’une cinquantaine de centimètres.

    L’embase de ces masques ne possédant pas de soupape d’inspiration, le tuyau, comporte celle-ci à l’extrémité se raccordant au masque par un filetage male de 40 mm de diamètre. L’autre extrémité comporte un raccord femelle, de même diamètre, sur lequel se visse la cartouche filtrante.

    En anecdote, nombre de ces tuyaux récupérés par les civils après guerre servirent, après avoir été coupés à la bonne longueur, de poignées montées sur les guidons de vélos

    Devant le besoin urgent de l’armée, il en sera fabriqué plus d’un million d’exemplaires en attendant de créer un modèle supprimant le raccord intermédiaire coudé.

    La licence de fabrication de ce masque à été cédée, entre autre, à la Pologne sous l’appellation RSC

    En 1934, devant les besoins pressants de remplacer l’ARS, l’armée adopta ce qui sera le masque standard de l’armée française jusqu’au début des années 1960 : l’ ANP T 31 ( Appareil Normal de Protection, Type 1931 ).

    Ce masque est simplement la transformation d’un prototype issu de l’ARS en 1931 consistant au remplacement de la partie avant de l’embase par une nouvelle pourvue d’un long tube raccord soudé permettant d’avoir le tuyau de liaison à la cartouche filtrante d’être dirigé verticalement vers le bas.

    En 1933 on adopta un dispositif additionnel, se fixant par vissage sous la cartouche filtrante type ARS et contenant un filtre en papier spécial destiné a arrêter les arsines, fines particules de poussières très irritantes à base de composés arséniés.

    La nécessité d’une cartouche filtrante de grande capacité conduisit à créer en 1932 le Bidon Filtrant, celui-ci, de forme oblongue, disposait de deux filtres anti-arsines montés cote à cote sous le bidon. Puis en 1935 on adopta une nouvelle cartouche filtrante de plus grande efficacité que le filtre ARS, incorporant le filtre en papier : le filtre CP 35 M.( Charbon / Papier 1935 Militaire )

    Parmi les prototypes étudiés, on rechercha à rigidifier le corps du masque pour éviter l’effet de soufflet qui amenait le masque à avoir tendance à se plaquer sur le visage à l’inspiration et à se gonfler à l’expiration,

    Diverses solutions furent essayées dont une consistait à incorporer du cuir épais dans le masque.

    Ce masque fut adopté par l’armée sous la dénomination de ANP T 36

    Reprenant le concept des deux tissus superposés constituant le corps du masque, le dessin de leurs découpes et la nouvelle embase permet une meilleure adaptation à la morphologie du visage et une diminution du volume mort de l’intérieur du masque.

    L’embase en tôle emboutie de forme ovale a son raccord au filtre, dirigé verticalement vers le bas, situé sous la soupape d’expiration, celle-ci est logée dans un boîtier à couvercle grillagé démontable, ce qui permet d’échanger rapidement une soupape défectueuse sans avoir à désassembler l’embase comme c’était le cas pour l’ARS et l’ANP T 31.

    Deux tubes Tissot, à montage rigide dans le corps du masque, permettent une ventilation efficace des viseurs et un moindre effort respiratoire

    Les viseurs, toujours en celluloïd, sont montés dans un cerclage démontable par vissage / dévissage d’une bague de serrage.

    Le harnais est du même type que celui de l’ARS et de l’ANP T 31

    Ce masque, plus moderne que les précédents, fut malheureusement mis en fabrication trop tard pour permettre d’en équiper la totalité de l’armée et seules quelques formations les reçurent en dotation.

    Après la Seconde Guerre Mondiale, les stocks d’ANP T 31 étant suffisants, on n’envisagea pas de reprendre la fabrication de l’ANP T 36 et les études s’orientèrent vers des masques en caoutchouc moulé, beaucoup plus performants et rentables à fabrique.




ARS 17 1e version avec sanglage à brides élastiques







Détail de l’intérieur du masque avec dispositif Tissot




ARS 17 2e version avec sanglage à brides à ressorts
apparue après la cessation des hostilités




ARS avec viseurs Artillerie
Avec l’apparition du dispositif anti arsines qui rallongeait la cartouche filtrante, on modifia la boite originelle de l’ARS en la rallongeant au moyen d’ couvercle plus haut ce qui permettait d’y loger le masque avec le nouveau dispositif filtrant.




Appareil TISSOT Petit Modèle

Dès avant la guerre, le docteur Tissot avais mis au point un appareils respiratoire isolants destiné aux équipes de secours dans les mines. Ces appareils, d’ailleurs, furent essayés par l’armée. Dès l’apparition des gaz, le docteur Tissot chercha à mettre au point un appareil filtrant destiné à la protection des combattants. Ses recherches aboutirent à l’appareil Tissot Grand Modèle. Cet appareil était constitué d’un masque, d’un gros bidon contenant les éléments filtrants et d’un tuyau raccordant le masque au bidon lequel, étant donné son volume, était porté sur le dos au moyen de bretelles. Le filtrage était assuré par deux couches de produits neutralisants : de la paille de fer contenant de la potasse et une deuxième couche de copeaux de bois imprégnés d’huile de ricin et de ricin et de soude. Le masque en feuille de caoutchouc découpée et collée, y compris le sanglage, était munis d’un système de tubes métalliques soudés assurant par deux petits tube l’arrivée d’air dans le masque sous les viseurs permettant de ventiler les verres afin d’empêcher la formation de buée sur ceux-c




Appareil TISSOT Petit Modèle

Un troisième tube pénétrait dans le masque au niveau de la bouche, à son extrémité externe un coude soudé contenait une soupape d’expiration métallique, plus tard complétée par une soupape bec de canard. Afin que le masque ne s’affaisse pas sur le visage, un système, maintenu dans le tube d’expiration, permettait d’éviter que celui-ci ne s’y plaque pas au moment de l’inspiration. Le tuyau se raccorde au bidon par vissage sur celui-ci et au masque par un système similaire à celui de la fermeture des canettes de boissons. Appareil TISSOT Petit Modèle et filtre additif contre les arsines 1918 La qualité du filtrage insuffisant pour certains gaz et le volume du bidon conduisirent Lebeau à réaliser un filtre à charbon actif, plus efficace et d’un volume réduit. Cet appareil fut dénommé Appareil Tissot Petit Modèle. Un filtre additif contre les arsines conçu par Lebeau peut se fixer dans l’orifice d’entrée d’air du bidon et est maintenu en place par deux sangles en cuir




GEP Type ARS 1930

C’est une variante expérimentale de l’ARS réalisée par GEP Le corps de masque est identique à l’ARS, seule diffère l’embase. Ce masque a été commercialisé pour la défense passive de la population civile avec un filtre GEP. Celui-ci était protégé par une enveloppe en tissus caoutchouté comportant des ouvertures de passage d’air sur le dessous de celle-ci




RSC 1928 ( SECMP )
C’est le masque transitoire entre l’ARS et l’ANP T 31. Il utilise le corps de masque de l’ARS et une nouvelle embase contenant une soupape d’expiration de plus grande dimension. Le raccordement de montage de la cartouche filtrante es situé en bas de l’embase et mon plus au centre de celle-ci Tant que le masque état équipé avec le filtre ARS primitif, le poids et le volume de celui-ci n’imposait pas la nécessité d’un tuyau.




RSC avec raccord intermédiaire coudé
Avec l’apparition de cartouches filtrantes plus lourdes, la nécessité de diminuer le porte à faux du filtre nécessita d’adjoindre un raccord coudé de façon à permettre une position plus basse du filtre.




RSC avec record intermédiaire coudé et tuyau
C’est la version qui fut livrée à l’armée. Sur les illustrations du RSC figurent des cartouches filtrantes FERNEZ civiles




ANP T 31 Modèle avec Cartouche Filtrante ARS 17 et filtre anti-arsines






ANP T 31 Modèle avec Cartouche Filtrante ARS 17 et filtre anti-arsines




ANP T 31 Modèle Artillerie de Forteresse avec Bidon Filtrant type 193






Détail du bidon filtrant





ANP T 31 Standard avec Cartouche Filtrante CP 35 M


C’est le masque standard de l’armée française en 1939 dont tout militaire était doté.

Le masque est transporté dans une musette à deux compartiments, l’un pour la cartouche filtrante l’autre pour le masque, l’ensemble relié par le tuyau. Le fond de la musette, coté filtre, est pourvu d’une tôle en forme évitant que l’orifice d’entrée d’air du filtre ne repose directement sur le tissu de la musette et que celui-ci ne puisse être obstrué.

Une longue sangle réglable et pourvue d’un anneau et d’une agrafe permet de porter la musette en bandoulière. Dans certains cas la musette peut être portée sur la poitrine avec la sangle raccourcie autour du cou au moyen de l’anneau et de l’agrafe, une second petite sangle ceinture permet de maintenir la musette en place.

Deux petites pochettes extérieures contiennent chacune un petit tube contenant de la vaseline additionnée de chlorure de chaux permettat de neutraliser l’ypérite qui aurait pus souiller les vêtements au la peau.

Un viseur de rechange est logé dans une pochette interne de la musette.





ANP T 31 avec bonnette contre l’hydrogène arsénié type 39


Les bonnettes spéciales contre l’hydrogène arsénié ont été mise au point en catastrophe en 1939 et distribuées au début de 1940.

Par prélèvement de ce gaz au cours de patrouilles en territoire ennemi et stocké en grande quantité prêts à l’emploi dans les lignes allemandes et proches des lignes françaises, l’état major français découvrit l’existence de ce gaz pour lequel les filtres standard étaient inefficaces.

On mit donc au point, à titre de dépannage en attendant la fabrication de nouveaux filtres contenus dans les cartouches standard CP 35 M, ces bonnettes.

Celle-ci sont constituées de deux sacs en tissus referment entre les deux couches de tissus des copeaux de bois imprégnés de sulfate de cuivre.

La bonnette es montée sur la cartouche filtrante standard et fixée par collage et d’une ligature par ficelle.





ANP T 36




Détail de l’intérieur du masque avec dispositif Tissot






ANP T 36 Variante expérimentale SECMP






AFM 34 ( Appareil Filtrant Marine ) 1934 ( Fabriqué par les Ets. LUCHAIRE )


Après plusieurs années d’étude, la marine nationale française établit un cahier des charges répondant aux nécessités particulières de la marine, ce masque, mis au point par le capitaine de corvette Charles Bertin et adopte par la marine nationale en 1934 répond aux particularités suivantes :

Masque du type semi rigide constitué d’une partie faciale en tôle emboutie prolongé sur les cotés par une jupe en tissus du même type de structure que l’ARS.
La partie faciale métallique comporte deux viseurs en verre triplex situés dans un même plan et montés par des bagues vissées, permettant l’utilisation d’appareils optiques, une membrane phonique située en face de la bouche et une soupape d’expiration logée dans un petit boîtier à la partie inférieure.
Le raccord d’entrée d’air se situe à la partie supérieure de la partie faciale se raccorde au tuyau de liaison à la cartouche filtrante type CP 35 M,
elle-même maintene en place sur la nuque par une griffe spéciale située sur l’arrière du harnais de fixation du masque. Cette disposition permettant de nager avec le masque en place.

Un casque spécial complète cet équipement pour les personnels de pont.

Le masque est transporté dans une grande boite métallique portée sur le dos







C 38 1938


Ce masque, dessiné par Lejeune est issu des études effectuées par FENZY pour équiper un appareil respiratoire à oxygène en circuit fermé type C 35.

C’est un masque, très moderne pour l’époque, il a été conçu en 1928, il est réalisé en caoutchouc moulé en forme, incluant des tubes Tissot venant de moulage avec le corps du masque.

Les viseurs en celluloïd sont de plus grand diamètre que ceux de l’ANP T 31 sont maintenus par des cerclages à griffes.

La soupape d’expiration est logée dans un petit boîtier métallique situé sous les viseurs et protégée par on couvercle grillagé vissé.

Le raccordement de la cartouche filtrante es située à la partie inférieure du masque

Le harnais à sept points d’attaches est constitué de brides en caoutchouc, les deux brides inférieures s’agrafant par des anneaux et des crochets situés sur le bord du masque.

Ces masques adoptés par l’armée in 1938 et fabriqués en grande série, ne donnèrent pas, pour des raisons inconnues, toutes satisfactions et l’armée les céda aux services de la défense passive civile.








MC 39 ( MANDET- COMMEINHES ). Appareil. Respiratoire à Air Comprimé.


C’est un appareil respiratoire isolant essentiellement destiné aux troupes du génie.

Il est constitué d’une armature métallique formant une boite et équipée de bretelles sur laquelle se fixent deux bouteilles d’air comprimé, une de chaque coté de l’armature.

A la partie inférieur de la boite est situé un système de raccord aux bouteilles et une valve distribuant l’air contenu dans celles-ci.

A la partie supérieure de la boite est logé un sac respiratoire qui sert de détendeur pour amener l’air comprimé à la pression atmosphérique.

Un système de levier à pédale s’appuyant sur le sac d’un coté et monté sur la valve de distribution d’air de l’autre permet d’alimenter en air le sac lorsque celui-ci se vide.

Un ensemble de deux tuyaux mis bout à bout relient le sac respiratoire au masque.

L’autonomie de cet appareil est de l’ordre d’une heure

L’appareil et transporté dans une caisse en bois ou une valise métallique.








    L’ANP M 51, l’ANP M 51 / M 53



    C’est le masque adopté par l’armée en 1951 et destiné à remplacer l’ ANP T 31 toujours en service.

    Ce masque reprend le dessin du masque C38 dans sa configuration générale en y apportant quelques modifications.

    Les viseurs primitifs en celluloïd des premiers modèles sont ensuite remplacés par des viseurs en verre triplex

    Le harnais est à six points d’attaches et le réglage du sanglage est du type de celui des masques FERNEZ 38 civils. L’attache des deux brides temporales est du type des masques américains, par rivet et un passant permettant de mieux appliquer le bord du masque sur le visage

    La soupape d’expiration es logée dans un gros boîtier en alliage léger et refermé par un couvercle grillagé plat.

    Un tuyau de plus grand diamètre que celui de l’ANP T 31 raccorde le masque soit sur la cartouche filtrante type 51 soit sur une cartouche filtrante intermédiaire sur les extrémités de laquelle se montent deux cartouches de type 51.

    L’ensemble est contenu dans une grande musette du genre de celle de l’ANP T 31 portée en bandoulière sur le coté ou sur la poitrine suspendue autour du cou.

    L’évolution générale conduisant à réduire le poids des masques, l’ANP M 51 est par la suite livré sans tuyau, la cartouche filtrante directement vissée sur le masque.

    En 1953 on modifia la soupape d’expiration par un modèle plus simple reprise sur celle du masque tchèque FATRA. Le couvercle du boîtier de cette soupape est légèrement plus saillant que le couvercle primitif.

    Une version de ce masque est équipée de viseurs à monture souple et de plus petit diamètre permet l’usage d’instruments optiques et un couvercle de soupape dont le grillage de type à claire voie dirige l’air expiré vers le bas afin d’éviter la formation de buée sur les oculaires des instruments optiques.

    Ces masques ANP M et M53 ont été livrés ou produits sous licence aux forces armées belges.




ANP M 51 avec dispositif à Cartouches Filtrantes Lourdes M 51







ANP M 51 avec dispositif à Cartouches Filtrantes Lourdes M 51




ANP M 51 Léger



Ancienne soupape



Viseur Rhodoïd




ANP M 51 M 53 avec Dispositif Optique et nouvelle grille de soupape M 3







Filtres pour ANP M 51 / M 53





FERNEZ Type Grande Visibilité, Marine Nationale, 1965


A l’occasion des essais nucléaires de Mururoa que la France pratiqua à partir de 1966, la marine nationale se tourna vers la société FERNEZ afin de lui fournir un masque à grande visibilité pour équiper ses personnels techniques.

Ce masque est une variante du masque civil industriel type Grande Visibilité à la différence du caoutchouc utilisé pour sa fabrication et des couvercles des boîtiers de soupape d’expiration

Ce masque comporte un grand hublot en plexiglas cintré offrant un très large champ de vision, il est maintenu en place par un cerclage à griffes.

Un demi masque interne à deux soupapes évite la formation de buée sur le hublot.
.
Le harnais à sept points d’attaches est constitué de brides réglables en caoutchouc