RUSSIE

Russie



Masques Militaires




Zelinsky – Kummant 1916

C’est le premier masque russe. Il est le fruit de la collaboration du chimiste Zelinsky et de l’ingénieur Kummant.
Ce masque, simple de fabrication, est constitué d’une cagoule réalisée dans une feuille de caoutchouc découpée et collée.
Les viseurs en verre sont simplement collés sur la cagoule.
Le filtre en charbon actif est contenu dans une boite parallélépipédique directement reliée au masque et suspendue autour du cou par un lacet.
Les premiers masques ne comportaient pas de soupape d’expiration comme sur le masque allemand et l’expiration s’effectuait à travers le filtre.
Par la suite on adjoignit un tube inclus dans la boite du filtre incluant une soupape d’expiration.
Ce masque comporte une sorte de corne située entre les viseurs soit en dessous soit en dessus de ceux-ci permettant, en le retournant ver l’intérieur du masque de désembuer les viseurs. Le masque illustré comporte des ouvertures sur le dessus de la cagoule et est probablement un prototype réalisé en très petite série expérimentale.
Ce premier masque cagoule a donné naissance à la longue lignée des Schlem Maska soviétiques.





Soviétique mais de type inconnu datant de la fin des années 30.

Très similaire au BN, il est réalisé par moulage à plat et la cagoule comporte de grandes ouvertures.

Il semble n’avoir jamais été mis en service à grande échelle et être resté uniquement un masque expérimental.





BN 1930
Le masque BN est la continuation améliorée du Zelinsky Kummant.
Il est réalisé selon le même principe que le précédant à la différence des viseurs en verre montés par sertissage et non plus par collage et il comporte une embase métallique sur laquelle se connecte le tuyau respiratoire reliant le masque à la cartouche filtrante et la soupape d’expiration protégée par une armature en tôle eu une pochette en drap.
Le modèle illustré, ou ce qui en reste est hybride, il est équipé d’un filtre et d’un sac de transport allemand du modèle adopté par la cavalerie.
Le BN est le masque standard équipant l’armée soviétique jusqu’à la fin de la 2e guerre mondiale avant d’être remplacé par le ShM 1




ShM 41 1950 - Schlem Maska 41

Vers la fin des année 30, on étudia un masque dont la cagoule, pour des raisons de nécessité de fabrication de masse ne serait plus manufacturée mais industrialisée et fabriquée par moulage, ceci diminuant l’intervention manuelle.
Ce masque est le ShM 1.1945
L’embase en acier embouti inclus le filetage de raccordement du tube respiratoire et une soupape d’expiration Toutefois il comporte encore des tubes Tissot rapportés
Les viseurs circulaires sont sertis au moyen de cerclages à griffes
Très vite après le début de la guerre, on mis au point un masque dont le moulage plus complexe incluait les tubes Tissot intégrés.
C’est le ShM 41 et le début d’une fabrication de masse, avec quelques améliorations, qui ne cessa que vers la fin des années 80.





ShM 41 avec l’adjonction 1952

A l’usage, on s’aperçu du manque d’étanchéité de la soupape d’expiration dans certaines conditions d’utilisations.
Aussi mis t’on au point un dispositif constitué d’une sorte de capuchon en caoutchouc qui s’enfile autour du tuyau et de l’embase et comportant une seconde soupape en série avec celle contenue dans l’embase.





IP 46 ( Izoliruiyschyi Protivogaz 46 ) – Appareil Isolant 46

L’IP 46 est un appareil respiratoire en circuit fermé à oxygène produit par voie chimique. Cet appareil est destiné à effectuer des travaux en atmosphère toxique confinée ou un masque filtrant serait inopérant par manque d’oxygène
L’acide carbonique et la vapeur d’eau rejetés à l’expiration de l’oxygène respiré provoque par réaction chimique sur du peroxyde de potassium le dégagement d’oxygène et l’absorption de l’acide carbonique.
4KO2 + 2CO2 ==> 2K2CO3 + 3O2 et
4KO2 + 2H2O ==> 4 KOH + 3 O2
Son autonomie au travail est d’environ 1 heure et 2 heure au repos.
Il est constitué d’un cadre en aluminium refermant un sac respiratoire muni d’une soupape de surpression et de la cartouche régénératrice munie d’une cartouche de démarrage contenant de l’acide sulfurique, l’ensemble est contenu dans un sac muni de bretelles de transport sur la poitrine
Le masque cagoule est réalisé en feuille de caoutchouc collée et vulcanisée, les viseurs en verre sont sertis sur le masque. Un embout buccal et un pince nez complètent le masque. Un long tuyau relie le masque à l’appareil.





IP 46 M

L’IP 46 M est identique au précédent mais comporte en plus 2 soupapes permettant l’introduction d’une petite quantité d’eau dans l’appareil activant la production d’oxygène qui le rend apte aux travaux en plongée ou l’évacuation de véhicules blindés inondés. Il était aussi en dotation pour les équipages de sous marins et les troupes du génie.

Le masque cagoule est identique à celui de l’IP 46 mais son tuyau est plus court.






ShM 41 y 1955

Ce masque est l’aboutissement du type ShM 41.
Il en fut fabriqué plusieurs dizaines de millions d’exemplaires pour les besoins de l’armée soviétique et celles des pays du pacte de Varsovie qui le fabriquèrent sous licence.
Il se distingue du précédent par une embase plus longue et comportant la 2e soupape d’expiration.






ShM 41 avec cagoule camouflée pour tireurs d’élite ( NVA )







ShM S 1960

Ce masque est dérivé du concept du ShM 41 mais avec un moulage totalement différent.
Il est destiné à équiper les opérateurs d’appareils optique et de transmission radiotéléphoniques.
La cagoule, moulée plus en forme que le ShM 41, comporte de petits viseurs situés dans un même
plan s’adaptent aux oculaires d’appareils optiques.
Les tubes Tissot débouchent latéralement sur les viseurs. Les viseurs comportent
intérieurement des oeillères en caoutchouc s’adaptant au contour de l’oeil de porteur
du masque lui permettant de s’appuyer contre l’appareil optique.
L’embase, similaire à celle du ShM 41 à la différence qu’elle comporte un rétreint à mis hauteur de celle-ci.








ShM S

Masque identique à la différence que le caoutchouc es noir et non gris clair






PRVU

Le PRVU est identique au masque ShM S à la différence qu’il possède un déflecteur protecteur sur le couvercle de la membrane phonique.
Il équipait les personnels des unités de missiles Sol-Air et Sol-Sol manipulant les propergols au cours du chargement des engins.
Le manchon en tissus caoutchouté enfilé par-dessus le tuyau respiratoire et l’embase du masque sert de protection contre les projections de liquides corrosifs. Les opérateurs étant en plus équipés de vêtements de protections en tissu caoutchouté lors de ces manipulations.







MM 1 ( a )

Marskaya Maska 1 Masque créé pour les besoins de la marine soviétique destiné aux opérateurs de radiotéléphonie. C’est un masque conventionnel qui reprend nombre d’éléments des masques soviétiques : viseurs, embase et membrane phonique.






MM 1 ( b )





MM1 a





MM 1 b


Les deux modèles se distinguent uniquement par le sanglage du harnais





PBF 1965

Protivogaz Bezkorobotshnyi Filtry - Masque avec filtres sans cartouches métalliques.
Les soviétiques on voulu créer, comme les américains avec le M 17, un masque compact renfermant
les cartouches filtrantes logées dans des poches situées contre les joues,
mais en conservant le principe du masque cagoule
Comme sur le ShM S, la disposition des viseurs dans un même plan permet l’usage d’appareils optiques.
Les soupapes d’expiration doubles sont logées dans un boîtier en matière plastique contenant aussi
une membrane phonique est situé sur le devant du masque.
Un demi masque interne évite la formation de buée sur les viseurs.
Ce masque était, en principe, réservé aux officiers.
Il est affecté du même inconvénient que le M17 américain , l’impossibilité de changer rapidement
de cartouches filtrantes dans des conditions de combat








PBF

Masque identique au précédent mais moulé en caoutchouc noir





PMG 1970

Protivogaz Malyi Gabaritnyi - Masque forme compacte.
Masque compact avec cartouche filtrante située sur le coté du masque.
Il a le même type de viseurs que le PBF. Un tube Tissot transversal ventile ceux-ci.
Les soupapes doubles d’expiration sont situées sous le menton de masque et une membrane phonique prend place sur l’avant de celui-ci
La cagoule comporte deux grandes ouvertures sue les cotés hauts du dessus,
réduisant ainsi la transpiration du crâne.
Le modèle pour tireurs gauchers a le filtre situé du coté droit du masque.







IP 4

Izoliruiyschyi Protivogaz 4 – Appareil isolant 4.
Appareil respiratoire à oxygène en circuit fermé de même principe de fonctionnement que l’IP 46
Le sac respiratoire, munis d’une soupape de surpression, est contenu dans un cadre en aluminium
lequel supporte la cartouche régénératrice placée en dessus de celui-ci.
Un long tuyau muni d’un manchon protecteur en tissus caoutchouté, relie l’appareil au masque
cagoule moulé type ShIP- 26 (k)
L’ensemble est contenu dans un sac de transport en tissus caoutchouté et muni de bretelles
permettant le port en bandoulière ou sur le dos.
Cartouche régénérative type RP 4 ou RP 7







IP 4 M

Appareil identique au précédent mais de fabrication contemporaine équipé d’un masque type MIA -1
possédant une membrane phonique logée dans un boîtier en plastique.
Ces appareils ne possèdent pas de soupape d’apport d’oxygène ne s’utilisent qu’à terre.
La cartouche régénératrice permet une autonomie d’environ 1 heure 30 en travail modéré et 2 heures 30 au repos.






IP 5

Izoliruiyschyi Protivogaz 5 – Appareil isolant 5 Appareil respiratoire lourd à oxygène en circuit fermé de même principe de fonctionnement que l’IP 46.
Il est constitué d’ une grosse cartouche régénératrice logée dans un sac en fort tissus caoutchouté
suspendu après le sac respiratoire contenu dans une enveloppe en tissus caoutchouté,
l’ensemble est porté autour du cou, la cartouche sur la poitrine.
Une ceinture abdominale et une sangle de dos passant entre les jambes venant se fixer au bas du sac
contenant la cartouche régénératrice, maintiennent l’appareil en place.
Comme sur l’IP 46 le sac respiratoire est muni de deux soupapes permettant un apport
d’oxygène pendant l’utilisation de l’appareil en plongée.
Le masque type ShIP – M est du type cagoule, il comporte un demi masque interne et un sanglage permettant
de maintenir le masque bien en place et évitant de le retirer par inadvertance lors de travaux sous l’eau.
L’autonomie en travail modéré est de l’ordre de 2 heures est de 3 heures au repos avec une cartouche régénérative type RP 5
Les appareils IP 4 et IP 5 sont aujourd’hui commercialisés pour des besoins civils






PMK - GP 7 VM 1985

Le PMK est le masque de nouvelle génération équipant les armées russes. L’appellation GP 7 est la dénomination civile de ce même masque. Moulé selon un dessin de forme complexe, il présente un important retour interne des bords du masque assurant ainsi une très bomme étanchéité. Il comporte une ventilation Tissot des viseurs. Les viseurs triangulaires sont sertis au moyen de cerclages à agrafe. La cartouche filtrante se visse sur le coté gauche du masque. Les soupapes d’expiration doubles sont logées dans un boîtier situé au bas du masque tandis qu’une membrane phonique occupe la face avant. Ce masque comporte un dispositif permettant d’absorber des liquides sans avoir à retire le masque Une variante avec filtre monté à droite existe pour les tireurs gauchers.






ShR 2

Ce masque a été développé pour répondre aux besoins des blessés à la tête.
Il est constitué d’une large cagoule en caoutchouc moulé d’une seule pièce
permettant de recouvrir totalement la tête d’un blessé portant des bandages et ne pouvant donc pas porter un masque cagoule standard ShM 41 ou un masque à sanglage traditionnel.
La mise en place du masque s’effectue au moyens de six lacets noués à l’arrière de la tête assurant un serrage léger, l’étanchéité se faisant par Une jupe en caoutchouc mince serrée autour du cou au moyen d’une attache à griffe.
Le tuyau respiratoire est directement fixé sur le devant du masque qui ne comporte pas de dispositif Tissot. Les soupapes d’expiration doubles sont logées dans un boîtier métallique situé sur le coté droit du masque.






IDA 59

Izoliruiyschyi Douhatelnyi Apparat 59 – Appareil Respiratoire Isolant 59.
C’est l’appareil respiratoire standard de sauvetage des sous-mariniers et des plongeurs intervenant en plongée profonde. Il est aussi utiliser à terre pour intervenir dans des ambiances toxiques et confinées.
C’est un appareil en circuit fermé à mélange respiratoire. la production d’oxygène hybride est assurée par voie chimique et par une bouteille de gaz comprimé, une seconde bouteille d’hélium comprimé assure le mélange respiratoire.
Un système de détendeurs automatiques assure les proportions nécessaires du mélange respiré en fonction de la profondeur de plongée.
Les bouteilles de gaz et la cartouche régénératrice sont logées dans un sac en cuir porté sur la poitrine tandis que le sac respiratoire muni d’une soupape de surpression est porté autour du cou.
Une ceinture abdominale et une sangle de dos passant entre les jambes venant se fixer au bas du sac contenant la cartouche régénératrice et les bouteilles, maintiennent l’appareil en place.
L’appareil illustré est équipé d’un masque MIA -1 pou utilisation à terre. Les appareils utilisés à bord des sous marins ne comportent pas de masques, il se banchent directement sur le masque intégré au vêtement étanche de sauvetage, lequel





PRVU – M

Reprenant le dessin général de la série des masques ShM / GP5, celui-ci se distingue essentiellement par l’abandon de l’embase métallique au profit d’un embout fileté recevant la cartouche filtrante ou le tuyau et d’une boite à soupapes d’expiration venant de moulage avec le corps du masque. De plus, celui-ci est équipé d’un même boitier métallique à membrane phonique que le masque PRV – U.